Ça rigole pas chez les russes, notre bateau est arrivé en avance! Du coup, on a malheureusement raté l’arrivée au port.

Cette avance a été finalement compensée par la lenteur des différentes procédures pour débarquer du ferry, puis par le passage du contrôle des visas.
Premier contact avec la ville, les transports et l’alphabet cyrillique. On s’en sort très bien! Au port, on nous indique un arrêt de bus. Deux minutes plus tard, notre bus arrivera. On monte après avoir confirmé la destination avec la contrôleuse de ticket (et oui, ici chaque bus a une contrôleuse!). Quelques minutes plus tard, elle revient nous voir complètement affolée car en fait, elle s’est trompée de direction. En réalité, on cherchait surtout à se rapprocher d’une station de métro et l’une ou l’autre ne nous importait que peu. Difficile de rassurer quelqu’un quand on n’arrive pas à communiquer à cause de la barrière de la langue.
Premier trajet en métro russe. C’est rigolo de voir que tous les métros soviétiques sont bâtis sur le même modèle. À Tashkent, le métro est similaire. Gigantesque station à la décoration grandiose. Même guérite avec une bonne femme qui s’ennuie. Même jeton de transport. Même affichages qui indiquent le temps écoulé depuis le dernier passage de métro. Mais surtout propre, ça change du métro parisien.
Après déjà 3 jours de découverte, la ville révèle de plus en plus sa beauté. Les bords de la Neva ont un certain charme similaire aux bords de Seine, même si l’architecture est différente. Les balades y sont agréables. Les églises sont ravissantes et se détachent souvent en hauteur des autres bâtiments.

Il est rigolo de constater que la hauteur des bâtiments est assez semblable, cela donne un aspect très harmonieux. Beaucoup de parcs. Une mosquée, sous le modèle de la tombe de Tamerlan à Samarkande. Mais oui, on reconnaît bien ce style, on y était il y a deux ans exactement. De très larges avenues et places, pour une fois, on ne se sent pas à l’étroit dans une ville. Un peu comme aux USA. En même temps quand on se dit que la Russie représente à elle-seule 1/8ème des terres, les villes ont tendance à devenir assez tentaculaire. L’arrière-cour des bâtiments est souvent moins belle que la façade, mais c’est la même chose qu’à Paris ou à Londres!

Connaître l’alphabet russe est clairement indispensable. Parfois on est surpris par ce qu’on y lit : certains mots ressemblent drôlement au français! On se débrouille avec notre guide de conversation et Google Traduction pour communiquer. On retient quelques mots ici et là.